katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

mardi, avril 29, 2008



"Il restait là, à l'écoute des battements de son cœur, comme s'il redoutait que son cœur s'annule. Le monde, maintenant, passait trop loin pour qu'il prétende s'en approcher, participer de son ardeur par un désir , une soif, un geste. Et comme d'autres, plus exigeants que lui, mouraient de ne pas mourir, il comprenait peu à peu que la plus grande souffrance d'un homme était de n'en éprouver aucune et d'accueillir en soi, par mille démissions infimes, le triomphe du néant."

Claude Esteban, La mort à distance

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3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Belle reformulation de « Le néant ne se place au cœur de l'homme que lorsqu'il n'y a pas de cœur. »

Et photo magnifique.

29 avril, 2008 13:26  
Anonymous Anonyme said...

Le ciel libre au tomber du soir lorsque avril s'efface, des sons, des odeirs et un peu de vent e la couleur bleu après le coucher du soleil bercent des souvenir, et je ne saurais pas dire des souvenirs de quoi. Et debout façe à la fenêtre ouverte, les bras croisées, je pense que peut être la mort est faite de ces souvenirs: peut être l'au-de-là est regarder le ciel le soir lorsque l'avril s'efface pendant que les sens repondent au present faisant appel au passé. Je pense à la mort et je n'ai jamais eu une si forte conscience du moment present.

je sais, c'est peut être rien à voir avec ce que tu as écrit, mais je trouve que c'est la bonne occasion pour t'envoyer ces mots :)

J'aime bien comme tu écris et j'aime bien comme tu vis.


je t'embrasse fort!!!!


gabriella

30 avril, 2008 21:16  
Anonymous Anonyme said...

Ton image est terrifiante!
Bravo.

01 mai, 2008 20:17  

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