katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

vendredi, octobre 29, 2010

marcher mot à mot






"[...]
mais c'est vrai que pour aller au bout des souffles
il faut une musique au large de soi
qui vous insuffle et lente vous soulève
l'ange qu'elle offre est un chanteur

Je suis né poumon comme tout le monde
la grâce attendue tardait à venir
jusqu'au jour où pour mieux m'entendre
j'ai marché mot à mot sur des pages au hasard
voilà que d'un seul coup ça respirait tranquille
j'avais trouvé je continue j'inspire
j'expire calmement sous le vent des paroles."


Ludovic Janvier
, Dans respirer (La mer à boire)

Libellés :

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

"Je suis né poumon comme tout le monde
la grâce attendue tardait à venir"

Quelque part entre Gary et Rochefort... Magnifique.

Benoit

03 novembre, 2010 15:01  

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home