katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

samedi, octobre 07, 2006

Joli, poli, ramolli ou monopoly?!?

C’est marrant, cette prise à partie sur mon post précédent, parce que cela coïncide avec mon questionnement actuel.

Maintenant que je vais enfin avoir du temps pour mettre sur pieds de vraies plages d’écriture, pour mener à bien un projet de plus large envergure, je ne sais pas exactement le ton que j’ai envie de creuser, dans quelle direction j’ai envie de « balancer ma patte » (expression qui n’est pas anodine puisque, clin d’œil au Saïan, elle me semble représentative d’une envie de m’encrer pleinement dans une certaine « actualité » tout en restant fidèle et en mettant en valeur tout ce qui m’enchante dans ce qui n’est pas « tendance »).

J’abonde tout à fait dans le sens de mon tortueux anonyme (j’ai ma petite idée à ce propos), je ne veux pas d’une plume qui tombe à plat, du « joli » qui en reste là, mais je ne veux pas non plus donner dans une sorte d’intellectualisme de salon.

Bien sûr que je ne recherche pas la même chose lorsque je lis Tabucchi, Lobo Antunes, Reza ou Millet que lorsque je me laisse bercer par Bobin, Philippe Claudel, voire même Gaudé, mais je ne renie pas le plaisir que je prends dans les deux cas.

Baricco, désolé, mais à mon sens c’est bien autre chose, au point de vue de l’imagination, de la maîtrise narrative et de la qualité d’écriture, il a bien peu d’équivalent.

Ma seule certitude, c’est que ce qui me dérange dans le texte précédent sur Lulu et ma grand-maman, écrit il y a bientôt deux ans (qui ne se voulait d’ailleurs rien d’autre qu’un témoignage affectueux aux deux concernées. Lulu parle aujourd’hui très bien, soit dit en passant, elle est même en mesure de vous débiter un flot de propos des plus surprenants.), c’est qu’il est « confortable », et je ne veux, par dessus-tout, par faire dans le « confortable ».

J’ai envie d’une littérature qui déroute, pas qui prélasse, malgré une volonté esthétique indéniable, ne serait-ce que par la sensation incomparable que me procure les œuvres de Desbordes ou de Quignard.

Mon maître absolu, pour une quantité de raisons que je ne vais pas vous résumer ici, c’est Gary, cela va sans dire, mais c’est aussi pour ça qu’à ce niveau-là je dois plutôt essayer de me désintoxiquer

Voilà, c’était Katch straight from the Fri-blox, qui en profite pour vous souhaiter un excellent week-end, au Zelig (Benoît, si tu tapes Zelig sur internet, tu tombes directement sur le site qui t’expliques tout sur tout, en résumé, un type que j’adore, et qui répond au doux nom de Pablo, dirait que ça veut dire « fatigué » en suisse allemand) ou ailleurs !

Bien à vous.

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6 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Un moment de sérénité et pour
te remercier de ton blog
magnifique
"(... le ciel ..) J'y voyais
des étoles , non point les étoiles
du ciel, lesquelles étaient entourées de nouages mouillés, mais celles , qui se consument
lentement, le temps d'une vie dans
nos ténèbres intérieures et ne sont visibles dans tout leur éclat et dans toute leur
pureté que sur les visages d'enfants ."

L'ENCHANTEUR R.G.

07 octobre, 2006 12:24  
Blogger Petchal said...

Vivement que tu "balances ta patte", mais j'espere que tu fera des versions simplifiees pour que j'aie pas besoin de te lire avec un dictionnaire. ;-)

09 octobre, 2006 09:35  
Anonymous Raph said...

Hey Katch, tu l'a tjrs le bout de bois de R.G.?

suis d'accord avec petchal, pas trop compiqué pour nous hein...merci

me réjui de lire la suite !

09 octobre, 2006 11:52  
Blogger katch said...

Si je l'ai toujours, tu veux rire, je dors avec toutes le nuits!

Non mais, un bout de la maison de Romain à Vilno, ce n'est pas rien tout de même!

J'en profite pour te remercier une fois encore pour ce fabuleux présent!

10 octobre, 2006 07:56  
Anonymous Cicic said...

C'est quoi cette histoire de bois ?
Le seul bois que je te sais possèder est celui que tu caches derrière ton joli petit slip grenouille chippé à Sakic ou au Baron...j'en vois point d'autres...???

11 octobre, 2006 22:13  
Blogger bulle de savon said...

la vie n'a de beau que la diversité qu'elle nous propose si on ne se met pas à empiétiner sur l'espace de l'autre, mais où est la limite !?

en tout cas la littérature est un très bon pont.

ca me rappelle qu'en russe le mot " intimité " je crois, n'existe pas; comment je le sais, parce qu'un des romans que j'ai dévoré très vite c'est " Tatiana ", cela dit je n'ai jamais vérifié cette source lol.

c'est marrant parce que la notion de confiance est de plus en plus présente de nos jours et surtout avec les "journaux", les "médias", la "politique", etc.

en ce qui concerne le "style" que tu veux donner à tes écrits, le plaisir que tu prends en nous faisant partager des petits bouts de ta vie de tous les jours, ces ressentis au-delà des mots, je ne dirai qu'une chose: tu t'en sors jusqu'ici selon le point de vue d'une simple bloggeuse, merveilleusement bien !

20 octobre, 2006 03:23  

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