katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

mercredi, novembre 29, 2006

Coupables. Point de chute, ou point d’orgue, peu importe.

Coupables, il suffit de parcourir quelques lignes, de laisser traîner ses oreilles ou de se perdre dans le pas très catholique tube cathodique.

Coupables, donc, mais pas sans appel, peut-être, du moins voilà ce que nous pouvons nous efforcer de croire.

Partant de là, acculés, chaussés de nos tout petits souliers, à quoi s’accrocher ?!?

Surgit alors une vie, minuscule, ou plutôt une mort, immense, survient surtout une histoire.

Ainsi que les histoires qui ombrent autour.

Commence l’acharnement, la croyance qu’il suffit de raconter pour échapper à l’entropie généralisée.

Une sorte de salut serait encore possible par l’écriture, par cette tâche si belle et solitaire qu’elle semble défier l’empressement contemporain.

Les sources manquent pour dire au plus juste, il ne s’agirait donc pas d’un témoignage, simplement l’esquisse d’une brève rencontre, d’un rêve que la plume a voulu prolonger, que l’encre va tenter de fouiller sans que la vérité, toujours illusoire, ne prétende s’y loger.

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