katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

mercredi, février 21, 2007

Kafka sur le rivage

Vendredi dernier, découverte de Venise, mes pupilles sont encore brûlantes d’avoir été exposées à tant de splendeurs, tout d’abord quelques mots échangés avec le soleil qui s’extirpait de le nuit, puis des sourires murmurés lorsque la ville s’inondait de couleurs carnavalesques.

Dans quelques jours, ce sera au tour des ruelles pragoises de faire scintiller mon imaginaire.

Hier soir, à nouveau suspendu aux rails, j’ai laissé fondre sur le bout de ma langue un livre au titre envoûtant, Kafka sur le rivage, qui fait écho à mes divagations ferroviaires à travers l’Europe.

Un garçon de quinze ans part de chez lui pour échapper à une terrible prédiction.

« Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. […] Il n’y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer. »

En alternance avec cette fugue racontée par l’adolescent en question, Kafka Tamura, une histoire aux contours flous se tisse lentement.

Haruki Murakami fait intervenir, dans cet éblouissant roman de formation, la musique de Beethoven et de Haydn, mais aussi celle de Prince ou de Radiohead, il parle de Hegel et de Bergson, de différents romanciers, japonais ou non.

Tout ceci avec légèreté, entremêlant délicatement espaces négatifs et positifs.

Cette nuit, ses personnages ont bousculé mes rêves, je pense que cela lui ferait plaisir.

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2 Comments:

Blogger Petchal said...

YAAAIIAAIIII... On va mettre le cafard à Kafka ces prochains jours!!!

21 février, 2007 11:12  
Anonymous Anonyme said...

ça me fait du bien de savoir que tu es dans mon pays,que tu es passé par la fière Venice,les pieds dans la lagune qui acceuille et rejette les gens qui viennent de partout et de nulle part.
bon voyage!
gabi

27 février, 2007 18:09  

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