katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

samedi, février 03, 2007

Vive l'Amour, mais oui!

J'ai participé à un concours d'écriture pour la St-Valentin, la seule règle fixée était de ne pas utiliser le verbe aimer, le mot amour,...

Puisque je n'ai pas nouvelles, je pense qu'il n'a pas été retenu, peut-être a-t-il été considéré un peu trop "fleur bleue"?!?

Je vous laisse seuls juges:

« S’abritant en soi, tant bien que mal, tellement plus mal que bien, il est difficile de sourire au monde », voilà ce que j’aurais pu vous dire lorsque vous êtes venue me demander pourquoi j’avais l’air aussi triste, la première fois que je me suis assis dans ce bar sorti de nulle-part, il y a longtemps, tellement longtemps.

Mais, comme à chaque fois que la vie semble me tendre une main amicale, je n’ai rien pu faire d’autre que baisser les yeux pour pleurer sur le papier.

Je ne compte plus les pages que j’ai abreuvées de ma tristesse, mais mon regard reste vide, vide de sens, vide de larmes.

Malgré tous mes efforts, c’est ce regard que j’offre au monde.

Avec ces pupilles grises, désespérément grises, j’effraie le monde qui me le rend bien.

"Lorsque le désespoir s’est inscrit au plus profond de vos habitudes, le soleil ne trouve jamais de place sur votre visage", voilà une autre réponse qui aurait été possible, mais je ne sais plus ce qu’est la parole, un flot de mots continu se déverse sous ma plume, mais la parole me fait défaut.

On dit que l’on ne reconnaît pas sa voix lorsqu’on l’entend enregistrée. Pour ne pas la reconnaître, encore faut-il s’en souvenir.

Peut-être que vous lirez ces lignes un jour, ou peut-être que, comme toutes celles qui les ont précédées, je les brûlerai, lentement, me haïssant encore un peu plus, dans l’infime mesure où cela est possible.

Si elles parviennent entre vos mains, c’est que j’ai enfin décidé de disparaître, seul épilogue possible à cette vie qui n’en est plus une.

Je voulais que vous sachiez que le premier jour qui m’a vu prendre place sur la chaise qui vous fait face, il y a longtemps, tellement longtemps, devait être le dernier de mon insondable existence.

Votre sourire m’a maintenu en vie plus que je ne l’aurais jamais espéré.







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1 Comments:

Anonymous Zadar said...

Le texte est vraiment sympa, mais je crois que la conception de l'amour, telle que les gens la conçoivent le jour de la Saint Valentin, est diamétralement opposée à ce que tu as écrit... Et sincèrement ce n'est pas plus mal. En plus je ne trouve pas ça fleur bleue (mais bon, je suis un incorrigible sentimental...).

05 février, 2007 13:59  

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