katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

mardi, octobre 14, 2008

mélange de valse et d'abattoir


"Faut-il prendre l'histoire au sérieux ou y assister en spectateur? Y voir un effort vers un but ou la fête d'une lumière qui s'avive et pâlit sans nécessité ni raison? La réponse dépend de notre degré d'illusion sur l'homme, de notre curiosité à deviner la manière dont se résoudra ce mélange de valse et d'abattoir qui compose et stimule son devenir."

Cioran, Visages de la décadence

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2 Comments:

Anonymous Denise said...

Je préfère ne pas envisager cette alternative et oscillier en fonction de l'humeur ;-)

...enfin dans le concret j'ai tendance à croire qu'il y a un but mais qu'on (le monde, les gens, blablabal) s'essouffle pas mal en y allant...par quatre chemins...;-)

Alors pour respirer regarder...
..de loin le spectacle et la lumière des fêtes qui s'avivent, palissent et meurent comme des éphémères...
..et de près celui des feuilles d'automne qui colorent les préalpes Fribourgeoises...l'air, les bouquetins, dls pierres et le vent en montant au Vanil Noir...

Et puis, j'ADORE la valse ;-)... pour l'abattoir...j'y suis pas allée ... mais je me souviens... des odeurs d'épices parfumant le boudin...les jours de boucherie...et l'effervecence qui règnait...et puis aller pendre les saucissons dans la grande cheminée pour les faire fumer...on pouvait presque pas respirer...les jours où c'était allumer...et puis le sel dans la toupine...qu'il faut bien mettre dans tous les recoins du jambon...qui finira dans nos assiettes avec les haricots secs qu'on avait alligné sur les grandes claies pour les faire sécher...ça faisait de beaux dessins qui reposaient dans la chaufferie de grand-maman....
Alors valse ou abattoir????

15 octobre, 2008 12:31  
Anonymous Anonyme said...

Un beau passage, pour le coup, après ce que je t'ai dit de mes difficultés avec Cioran.
Quoique, en relisant, je sens un picotement...
De l'abbattoir à la valse...
La vie ne peut-elle que l'une ou l'autre?

Benoit

15 octobre, 2008 18:52  

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