katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

mardi, décembre 23, 2008

Beaucoup de ce qui me constitue



C’était le 18 septembre 2006, depuis, 309 messages, un de plus avec celui qui défile devant vos yeux. J’ai commencé ce blog en arrivant à Fribourg. Je me lançais alors dans une aventure rendue possible grâce à cette jubilation des hasards à quoi je tente de rester réceptif, le plus possible. Tellement de belles rencontres depuis que j’ai sauté des rails, depuis que je me suis débarrassé du costume impeccable qu’on voulait me voir porter.



Sortir de l’ascenseur social, lui préférer la cage d’escaliers, s’asseoir alors pour faire du thé, en proposer à ceux qui se sont égarés.



Je ne mesurais pas l’ampleur majestueuse qu’allait prendre l’enchaînement, en musique, toujours en musique, des jours et des nuits auprès de Béatrice.



Danser dans un mélange soyeux de complicité, de compréhension mutuelle, de confiance et de rires.



Une confirmation qu’il est possible, souhaitable, de vivre autrement, de refuser de prendre part à ce jeu de société où les dés sont tronqués, où les règles du marché chantent une complainte qui fait peur.



Mais toujours se remettre en cause, changer de perspective, s’habiller du regard des autres, du plus d’autres possibles.



Je vais me frotter à l’ailleurs, tout d’abord une dizaine de jours à Paris, parce qu’il s’y trouve beaucoup de personnes qui me sont chères, puis prendre un train pour Lisbonne en début d’année.



Ensuite tout est possible. D’abord rester un moment sur place pour essayer d’écrire des lignes qui donneraient à sentir la vitalité de l’hirondelle aux côtés de qui j’ai esquivé les nuages, des pages qui dessineraient le sillage de son vol depuis qu’elle questionne le monde, soufflant sur la poussière fatiguée composée de gris et de résignation.



Je ne sais pas ce que blog va devenir. Est-ce qu’il va survivre à cette nouvelle mue ? Va-t-il changer du tout au tout ?



Tout ce que je sais c’est la joie que vous m’avez procurée en venant vous y promener de temps en temps. En rebondissant lorsque je vous croisais par après, en m’envoyant des courriels, en laissant une empreinte dans les commentaires.



Il y avait beaucoup, beaucoup de ce qui me constitue dans les textes que j’y déposais, cela m’a allégé de pouvoir partager ces questionnements et ces mélodies qui sont miens depuis longtemps, mais que j’ai souvent dû garder pour moi vu le peu d’intérêts qu’ils suscitaient dans mon entourage.



Continuez de lever la tête, de rêver et de refuser. Dans un monde de connerie monétarisée globalisée, il convient de résister, chacun à sa manière, chacun dans son petit maquis, en rayonnant à sa petite échelle.

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5 Comments:

Blogger Eric Poindron said...

Cette fois ça y est la voilà enfin la première bonne nouvelle concernant Ferney, le cabinet hisse les voiles et

Le BATEAU LIBRE, LE BLOG DE FRÉDÉRIC FERNEY,

quitte le port direction "les océans du web"...

http://fredericferney.typepad.fr/

Allez faire un tour le pont et laissez un mot au capitaine pour lui souhaiter des beaux voyages...

Avec mes amitiés voyageuses, justement.

Eric Poindron

Le cabinet d'Eric Poindron
http://blog.france3.fr/cabinet-de-curiosites

P.S. N'hésitez pas à reprendre l'information sur votre blog et à la partager avec vos amis et lecteurs.

P.P.S. D'autres bonnes nouvelles sont à venir à la rentrée.

23 décembre, 2008 12:46  
Blogger Alexandre said...

Merci Karim pour le bonheur littéraire que tu as partagé, que tu partages et que tu partageras avec moi pour toujours. J'aime ta vision du monde, celle que tu illustres encore une fois merveilleusement bien dans ce post. Je t'admire beaucoup pour ça!

Quand je me connecte sur ton blog, lorsque tu publies un nouvel article (et oui, je le vois à chaque fois grâce à http://www.netvibes.com), je suis impatient! Je suis impatient de me laisser émerveiller les yeux par tes pertinentes réflexions ou tes belles citations et naturellement aussi tes sublimes photographies. En plus, tout ce contenu est à chaque fois accompagné par un très beau français que je souhaite acquérir un jour! Comment, je ne sais pas. Néanmoins, je veux y arriver!

Pour terminer, j'espère, dans un premier temps, pouvoir te lire pendant ton périple à travers la société européenne de toutes les surprises; où tout sera possible! Dans un second temps, je te souhaite une merveilleuse envolée à travers les terres immaculées de la découverte, du voyage et de l'écriture. À cela j'ajouterai encore, tous mes meilleurs voeux pour les fêtes qui viennent et surtout une très belle année 2009!

À ploutch!

P.S. De mon côté, j'essaierai de sortir quelques extraits que tu as souligné dans les livres que tu m'as prêté et ensuite de les publier sur mon blog, comme promis

23 décembre, 2008 22:13  
Blogger Valérie said...

Bon vent alors...
Et merci à toi pour tous ces textes et photos...

24 décembre, 2008 10:07  
Blogger Diplomate du Binch Club said...

Continue de suivre tes pensées et fait de ton mieux pour garder une amarre sur ton blog.

29 décembre, 2008 22:30  
Anonymous Julien said...

Je vais citer le public en délire (et parfois aussi en déambulateur) de Question pour un Champion:

"Restez, restez! Restez!"

02 janvier, 2009 16:41  

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