katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

jeudi, février 12, 2009

à l'extrême lisière



u
a

"[...], et puis il me paraissait qu'écrire c'était ça, rôder, errer autour de ces lignes invisibles, ces endroits infiniment ténus où à chaque instant, chaque jour des milliers de fois la vie jouxte et côtoie la mort, une pluie, un pan de ciel, un silence soudain, et alors on se trouve là à l'extrême lisière tantôt d'un côté tantôt de l'autre et c'est à peine si ça fait une différence. C'était essayer de dire ce qui se passe, ce qui peut se passer ou ne se passera jamais entre le moment où l'on naît et celui où l'on meurt, si bien qu'on commence et ne s'arrête plus, on est comme obsédé par le temps, la fin des choses, d'impossibles fins, d'impossibles commencements [...]"


Michèle Desbordes, "Les Petites Terres"

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1 Comments:

Blogger Julien said...

Il faudrait quand même que tu te décides: soit tu mets de belles photos, soit tu mets de beaux textes. Mais arrête de faire les deux, on s'en sort plus...
Et je parle pas de la musique...

12 février, 2009 10:23  

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