katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

dimanche, février 15, 2009

une parole qui se meut, qui s'émeut





D’où est-ce que je pars, pour écrire, étant acquis qu'où je vais, je n’en sais rien, je n’en peux rien savoir ?!?


Même question à l'origine de l’élan qui me porte vers l’autre ; vers vous.


Puisqu’il s’agit de recommencer, de renaître, chaque jour, alors se demander depuis qui, depuis quoi.


Je ne pouvais pas ne pas me poser la question du corps, pendant mes heures auprès de Béatrice.


La question du corps ?!? Non, cela ne veut rien dire.


La question de ma relation au corps, à mon corps, et, dans une infime mesure, à celui des autres, à ce qu’ils (m’)en découvrent.


Pas d’autre ambition possible.


Elle est déjà immense.


Pour me donner des pistes.


Pour découvrir, dans le double mouvement de ce verbe fascinant, celui d’enlever, de retirer la couverture reposant sur le lit d’images qui nous harcèlent ; celui de trouver, de mettre en lumière ce qui aimerait, ou parfois pas, qu’on le décèle.



Il y a beaucoup à dire, beaucoup à ne pas dire, aussi, probablement.



J’ai déjà demandé à plusieurs personnes, depuis peu, de me parler, s'ils s'en sentaient les moyens, s'ils osaient, du corps, de leur manière de le percevoir, des interactions entre leurs pensées, leurs envies, leurs rêves, par nature infinis, et leur enveloppe corporelle, qui les relie à leur finitude.



C'est une parole qui se meut, qui s'émeut, si vous avez un moment pour y réfléchir, pour poser, sur papier électronique, vos ressentis, vos idées ou impressions , à ce propos, et que vous m'accordez votre confiance, j'en serai très touché.

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1 Comments:

Blogger @ude said...

bonjour katch,

la relation au corps est un thème assez récurrent dans les mots qui viennent vers moi

en voici un exemple, un peu humoristique, du début de la fulgurance poétique (on peut le voir aisément à la ponctuation et aux rimes), et si vous le souhaitez, il y en a d'autres à partager.


Egarer son corps


Egarer son corps,
à force d’en sortir et de le voir du dehors,
ne plus y prêter attention
jusqu’à l’évaporation.

Il faudrait peut être le retrouver…

Certes, il est un peu usé
et n’a jamais bien fonctionné,
mais on doit pouvoir encore en tirer
quelques bonnes années !

Il faut dire qu’il était tout fiévreux,
il traînait un peu…

Et puis, tout cet Amour débordant
devenait absolument indécent !

Ca n’est tout de même pas une raison,
il va bien falloir réintégrer la maison,…

Comment écrire sinon ?

15 février, 2009 18:11  

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