katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

lundi, mars 23, 2009

corps et voix railleurs






Ils tournent, ils plastronnent, ne cessant d’entonner ce lamento qui profondément résonne.


Majestueux déblayeurs qui donnent corps et voix railleurs à l’ailleurs.


« Tu écris comme les oiseaux se jettent dans le ciel, mon cher Karim. »


Ce fragment d’un message enveloppé autour du cœur, je regardais les goélands, ceux qui s’acharnaient à décharner le peu qui traînait, et ceux qui sereinement trônaient.


J’étais arrivé la veille, Porto m’avait d’emblée charmé ; j’avais retrouvé Felix, footballeur de génie à l’esprit « funky » que je n’avais pas vu depuis longtemps. Il m’a fait découvrir « sa » ville.


Je pensais le croiser à nouveau le soir, mais le papy, en moi, a eu le dessus, je m’endormais donc bien vite, juste après avoir terminé « La ballade de l’impossible » d’Haruki Murakami. Un de ses premiers livres, on y sent tout de suite son écriture jazzy, cette ambiance entraînante, mais sans réel envol. Bien, donc, mais pas fabuleux.


« Tu écris comme les oiseaux se jettent dans le ciel, mon cher Karim. »


Levé tôt, j’en avais profité pour m’aventurer dans la ville avant que trop d’animation n’occupe ces lieux inconnus.


La lumière, cela s’est vite imposé, c’est effectivement la lumière qui confère à Lisbonne cette atmosphère si particulière. Ici, trop imprégné que j’étais de la ville de Pessoa, avec mon appareil photo, j’avais l’impression d’écrire de la main gauche.


J’essayais, mais non, rien de valable ne daignait se figer.


Un petit chien est alors apparu, cela devait être un cousin éloigné de celui, un caprice de la nature avait déposé son scrotum au niveau des pattes de devant, qui m’avait attaqué quand Alex était encore à mes côtés. Il avait essayé, sans résultat, de s’en prendre à la partie la plus sexy de mon anatomie (c’est pour cela, les shorts, madame framboise, les pingouins ne peuvent rien répliquer devant des mollets aussi appétissants. Même les lapins de ma colocataire tentent d’y goûter.).


Le cabot commença alors à me parler de Fritzl, combien c’était dégueulasse, est-ce que je me rendais bien compte ?!?


Voyant mon passeport dépasser de ma poche, il enchaîna en me jaugeant sur la paternité de Federer.


De Rodgeur, excusez-moi, j’avais oublié qu’il était de la famille.


Un peu dépité, je lui demandais s’il me parlait de cela parce qu’il avait lu le papier de Foglia, celui où un coyote vient hurler, puis rire, sur le compte de l’humanité, dans son jardin ?!?


Mais non, c’était un chien tout ce qu’il y a de plus humain, il ne lisait pas ce qui excède un paragraphe, sans point virgule ni mot difficile de préférence, il aimait mieux regarder les photos illustrées dans la presse gratuite, et s’affaler devant des émissions de deux heures, à la télé, qui parlent en long et en large d’un type qui a séquestré des enfants pendant des années, ou qui dissèquent les conséquences, bénéfiques ou non, du fait d’être bientôt papa pour un sportif de haut niveau.


N’y aura-t-il pas quelque chose de très « pervers pépère », l’équivalent d’un détestable étalement de viscères, dans la désinformation gluante de notre millénaire ?!?


« La fragilité me mord à la gorge. »


Ces mots étaient un peu plus bas, dans le même message que celui cité précédemment.


Ils scintillaient péniblement à la surface du Douro; les goélands continuaient leur sarabande fluviale.


Mes yeux imploraient un peu moins de tristes apparences, un peu plus de transparence.


Mes cris, muets, déploraient le morcellement des espérances.


Le chien a agrippé ma chaussette, fais pas la tête, qu’il a dit, j’ai une proposition bien plus chouette.


Du museau, avec une précision diabolique, il m’a envoyé un ballon.


Allez, montre-moi ce que tu sais faire.


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1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Merci pour l’élévation au statut dame framboise d’une petite feuille , bien simple ..

J’ai toujours aimé les framboises , la délicatesse de leur parfum , leur -innocente timidité , couleur tendre comme celle qui envahit les joues d’une jeune fille quand elle pense à son beau ( et que le plus grand maître maquilleur n’arrive jamais à imiter) , enfin l’explosion du goût …..

Un très beau souvenir - les framboises vraiment délicieuses , dégustées à Nice 2005 !

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La fin d’une grande mystère :


Voilà, le secret des ‘shorts ‘ réveillé !
Les mollets !
Emerveillée qu’ ils ne sont
jamais photographiés …
Sont- ils assurés ?

Une
précision étymologique du mot anglais

SHORT = adj. having little length , not long.

Le nom ‘ shorts ‘ se réfère aux pantalons très courts normalement pour les sports , ou à un sous-vêtement d’homme .

Les Bermuda , walking shorts sometimes called dress shorts , sont plus longs , généralement acceptés dans la société moderne , permettant néanmoins
de faire montrer les belles jambes…

Mais je crois que

ce banal argument commence à ennuyer tous ; il me semble d’
être entrés dans une certaine ‘isme ‘ ; on sent quasiment le parfum de Manifeste du chef-d’œuvre de George Orwell ‘ La Ferme des Animaux ‘ :

« Tout quatre pattes est un ami ,

Tout deux pattes est un ennemi «

Et un peu plus loin , cette sagesse géniale d’ Orwell :
« Tous les animaux sont égaux , mais certains sont plus égaux d’autres ! »

24 mars, 2009 19:34  

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