katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

mardi, mars 24, 2009

managers de la diversité

Je les devine, au milieu des décombres, ou non, plutôt au-dessus des ruines et de ceux qui s’y débattent, déblatérant en toute tranquillité sur la profondeur de ce qui vient d’être énoncé.


Un brillant intellectuel aurait lu de beaux vers d’un type dont tout le monde connaîtrait le nom, vaguement, puisque même au niveau de la culture, c’est le contenant qui importe, pas le contenu.


Connaître les épithètes accolées aux containers de ces blettes bien habillées.


Ils seraient pile poil dans le tableau de ce que, la semaine dernière, j’ai eu besoin de dénoncer.


Satanées assemblées policées.


Les « managers de la diversité », s’étant hissé de différents milieux, ethniques ou sociaux, mais qui, se faisant, n’en font pas moins la nique à ces terme en cours d’évanescence : éthique et authentique.


Yazid Sabeg s’appelle celui qui leur dicte ses détestables volontés, en France.


Il faut faire face au « krach des compétences », donner la pitance à ceux qui peuvent se hisser au niveau des élus de souche.


Rendre plus visible les minorités pour mieux donner un fouet à ceux qui s’assimilent le mieux.


Freysinger a des amis musulmans, des Libanais qui boivent du vin, mangent du porc et crachent sur leur pays d’origine. Belle définition de l’intégration et de la tolérance.


Rafistoler de manière bien rance, surtout.


Nous sommes dans une société qui est en train de se fractionner, comme ils le répètent à raison, alors marquons mieux la cassure pour mettre du bon côté les valeurs sûres.


Les talents qui permettront à la France de former non pas 28'000 malheureux ingénieurs par année, mais 80'000 comme elle en aura besoin.


C’est ce qu’il faut pour construire au plus vite les ponts et les murs du futur, ceux qui protègeront les élus de tous bords, ceux qui auront sacrifié leur conscience sur l’hôtel des compétences.


Science sans conscience. Disait Rabelais.


Peut-être faut-il le rabâcher pour éloigner les bâches qu’on met sur ce qui fait tache.


N’est que ruine de l’âme.

Libellés :

1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Oh, comme j'aimerais pouvoir ne jamais "éprouver" l'écorce de mon âme...
Mais voilà, chaque jour au sein de mon vivant, je me heurte contre mon arbre de vie en instance... C'est la sève qui suinte à l'infini de mon existence qui échappe à mon entendement...
En cet instant où j'ose consentir mon baiser... tout un solfège en continuation s'insurge dans le prolongement de mon ancêtre, peut-être ?
Je ne sais pas, je ne sais plus, si Joseph TOUCHEMOULIN résonne en moi, si son chant fait du sens sur la partition de ma poésie personnelle...
Mais vous êtes là, Karim, et je poursuis son chemin...


Marie-Christine Touchemoulin

26 mars, 2009 20:47  

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home