katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

jeudi, juin 11, 2009

cette lumière, toujours cette lumière











Et voilà, j’ai passé ma dernière nuit dans ma chambrette lisboète ; enfin pas tout à fait, j’ai plutôt profité du petit « terraço » pour un ultime dodo estampillé label étoiles.


Tout à l’heure, j’irai boire un café et saluer la vingtaine de pigeons qui m’ont offert une chorégraphie chaque matin ; j’ai appris qu’ils sont élevés par un vieux monsieur qui a gagné plusieurs titres prestigieux un peu partout en Europe.


Je ne sais pas si c’est son fait ou celui d’un petit malin, mais un des oiseaux en question a un dessous d’aile « sprayé » en vert, l’autre en rouge ; détail cocasse.


Hier, ils volaient au rythme de Vivaldi, qu’un voisin écoutait très fort, fenêtres ouvertes ; moment majestueux.


L’après-midi, hier encore (j’avais vingt ans, je gaspillais le temps en croyant l’arrêter, et pour le retenir même le devancer,… ah non, là je m’égare…), avec Max et Marta, déambulations pédestres dans Lisbonne qui était, nous nous le sommes répétés plusieurs fois, particulièrement à son avantage ; des préparatifs festifs un peu partout, du coup de fort bonnes odeurs, des enfants « tout fous », des guirlandes multicolores à foison ; et cette lumière, toujours cette lumière.


Ces prochains jours, j’aurai toujours mon sac de couchage avec moi, histoire de pouvoir improviser mes sommes pendant que mes affaires (bien grand mot pour si peu de choses) prennent leurs aises chez Marta.


Au moment de rejoindre ma couette, j’ai failli me retrouver avec quatre jeux de clefs dans les poches (le mien, un que Marta m’avait remis, Max voulait me filer le sien, et Julien, que je voyais pour la première fois, se disait que si ça pouvait m’être utile) ; heureux de connaître de bien belles personnes qui m’offrent confiance et amitié ; sourires.


La semaine prochaine, alors que je m’en irai rejoindre la France, mon ordinateur restera par ici ; pour marcher, il se serait vite avéré d’encombrante et inutile compagnie ; du coup, le blog sera mis entre parenthèses.


De toute façon, l’été, les écrans devraient être décrétés potentiellement nuisibles pour la santé.


Pourquoi uniquement en été ? Pourquoi potentiellement ? Excellentes questions.


En farfouillant dans mon Moleskine, pas « rempli » alors que j’ai commencé à y écrire au printemps 2004 (ce qui indique autant mon peu d’assiduité que le nombre de fois où je l’ai égaré), j’ai redécouvert de petites choses que je me fais un plaisir de partager avec vous, parce que je crois que l’on m’y devine, sans surprises :


« De l’esquisse à l’œuvre, le chemin se fait à genoux. » Vladimir Holan


« La parole n’évolue que dans le jour. Elle est l’oiseau dont l’ombre est l’écriture. » Edmond Jabès


« Les nuits où l’on meurt le mieux sont aussi celles où l’on peut le mieux apprendre à vivre. » Armand Robin


« Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté » Alain


« Tout nous appartient et nous ne nous appartenons plus. » Annie Le Brun


« Notre mission dans la vie n’est pas de réussir, mais de continuer à échouer sans perdre le moral. » Stevenson


« L’amour, c’est quand on rencontre quelqu’un qui vous donne de vos nouvelles. » André Breton



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12 Comments:

Blogger Julien said...

Si tu rentres à pied, ma maison devrait être sur le chemin...Faudra faire une halte, assurée ou non, pour te reposer!

Bonne promenade!

11 juin, 2009 17:15  
Blogger Ondine said...

Bonne route!

11 juin, 2009 18:19  
Anonymous Janeczka said...

A bientot, Katch.

11 juin, 2009 21:19  
Blogger Alexandre said...

La lumière de tes mots lisboètes me manquera. Je te souhaite des levers et couchers de soleil rêveurs!

Marche, marche, marche jusqu'au lumières oubliées. Dort, dort, dort dans la nature tamisée.

Bonne route l'ami!

P.S. Junior Murvin caresse doucement mes oreilles. Merci. Je te laisse en compagnie d'une tendre duo entre Tobias Froberg et Ane Brun...
http://www.youtube.com/watch?v=Sy73JnYJ3G0

11 juin, 2009 22:49  
Anonymous Anonyme said...

mais alors tu nous aimes tous!!!!!!

12 juin, 2009 17:58  
Blogger katch said...

Eh oui, je vous aime tous!

Merci pour les mots déposés ici, je passerais bien volontiers boire un thé glacé chez chacun d'entre vous, c'est certain.

On verra où me portera ma bonne étoile.

Besinhos

12 juin, 2009 18:30  
Anonymous IsaBercée said...

Ben moi je sais
Quelle ta déjà porter
Un peu
Chez moi...
Heureuse...
Bien à toi...
KATCH /Karim?
Into the wild

Ne part pas trop loin...

ps:je sais pas pourquoi mon image ne s'affiche pas?
Well It doesn't really matter, does it?

13 juin, 2009 17:59  
Anonymous isaBercée said...

moi je suis à 2h de Paris...
si tu es dans les coins?
Let me know
kisses

13 juin, 2009 18:04  
Blogger katch said...

IsaBercée, je devrais être pas très loin de chez toi cet été, alors si tu me fais le plaisir de m'écrire (mon adresse mail se trouve dans mon profil) pour me donner quelques précisions, on devrait bien trouver un moment pour se rencontrer.

Chouette!

14 juin, 2009 14:58  
Blogger Akiko said...

VEEEEEEEEEENDREEEEEEDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII hihihi. C'est trop chouette. *o*

14 juin, 2009 21:42  
Blogger Akiko said...

Waaa... c'est trop bien. Je pourrai serrer le frangin dans mes petits bras. C'est vraiment trop chouette. Tu as intêret de venir, je te jure, si tu ramènes pas tes fesses à Carcassonne je te boude mais alors je te boude comme personne ne t'aura jamais boudé.

14 juin, 2009 21:47  
Anonymous IsaBercée said...

Oh ben dit donc
C'est bien sympa
Very strange maybe to
See you so ok
I mail you then...
Speak soon
Ktach into the wild
Belle soirée à toi

15 juin, 2009 22:09  

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