katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

mercredi, mai 13, 2009

mélancolie de fraternité


« L'histoire humaine ne serait que cette longue mélancolie de fraternité qui ne trouve jamais de réponse ici-bas. »


Recevant la pétition de « Charlie Hebdo » pour mettre fin au délit de solidarité, j’ai repensé à ces mots de Frédéric Boyer, ils sont tirés d’un magnifique petit essai intitulé « Comme des frères ».


« L'histoire humaine ne serait que cette longue mélancolie de fraternité qui ne trouve jamais de réponse ici-bas. »


« Mélancolie de fraternité », formulation lumineuse, douloureuse ; si seulement nous parvenions à la rendre boiteuse.


Je suis tonton depuis dimanche, je l’ai appris par courrier électronique, ce matin. Ma petite sœur a déposé un arc-en-ciel dans les bras d’Igor : Milan.


Prénommé comme un petit oiseau de proie, je me réjouis de voltiger à ses côtés, j’ai hâte de lui chanter l’importance de ne pas chasser, de ne pas rentrer dans la danse avec aigles, vautours et faucons.


Oublier le rapace, en soi, pour toujours privilégier le partage de sa besace.


Inventer de nouvelles traces en refusant d’être les dindons de la farce, en résistant pour que ne nous efface pas le néo-libéralisme, cette Farce de destruction massive.


S’en remettre à amour et imagination pour ne pas embrasser le marasme du désastre imminent.


Avec Luca, au centre culturel de Belem, j’ai découvert l’existence de la mission photographique de la DATAR, un acte d’aménagement du territoire qui a vu le jour au début des années 1980. Quelques photographes avaient été mandatés pour réaliser un travail photographique sur différentes régions, selon une approche thématique ou géographique.


L’idée était qu’ « il n’est pas possible de redonner à des paysages disqualifiés la richesse, la complexité et la cohésion qu’ils ont perdues sans une profonde action culturelle. Recréer le paysage, c’est d’abord recréer une culture du paysage. »


Concernant les termes en voie d’extinction mentionnés plus haut, concernant la possibilité d'une fraternelle solidarité, je crois que nous en sommes au même point ; à nous de faire en sorte que ce ne soit pas celui de « non-retour. »

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4 Comments:

Anonymous Anonyme said...

félicitations tonton!!!!!!!!!!!!

13 mai, 2009 13:06  
Blogger Akiko said...

J'ai le timbre ! J'ai le timbre ! J'ai le timbre !

13 mai, 2009 19:41  
Anonymous Anonyme said...

Yeah mec!!! Félicitations a ta soeurette!!! Voila une bonne raison pour revenir en Suisse qq jours!!! ahahah !!! el GD

14 mai, 2009 10:30  
Blogger Akiko said...

Tu me raconteras tout ça HEIN ?!
Bon.

:)

18 mai, 2009 22:30  

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