katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

dimanche, mai 10, 2009

l'étincelle d'amour

« On vit dans un monde de privilégiés, faut pas gratter beaucoup, ni aller voir bien loin pour s’en rendre compte. Faut mettre ça au service de quelque chose auquel on croit. »


Je ne connaissais que son nom, avais vu bon nombre de ses photos, mais ne savais rien de l'homme et de sa vie.


Je n’avais pas imaginé cette tendresse dans les yeux, cet « ailleurs » chaleureux du regard, cette alchimie parfaite entre humour et gravité.


« Bon, allez, on va regarder papa. »


C’est ce que m’avait dit Luca.


Puis l’entretien a commencé, les frissons aussi, très vite.


Il est des livres qui, ouverts n’importe où, insufflent la confiance pour continuer ; des musiques également, des notes, des voix qu’il est nécessaire de laisser bouleverser nos tympans parce qu’elles aident à ne pas se résigner, à aiguiser sa vitalité ; des amis auxquels il suffit de penser pour recouvrer l’étincelle d’amour à même de faire la différence, de défaire l’indifférence.


Je sais que ces minutes avec Cartier-Bresson en feront désormais partie, qu’elles continueront longtemps d’attiser mon envie d’évoluer en dévisageant la « Vraie Vie » ; qu’elles m’accompagneront assez longtemps pour que, un jour, je puisse aussi faire miens ses mots :


« On peut être vieillard et révolté. »




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3 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Imaginer la tendresse dans le regard des autres... c'est reconnaître l'existence en soi.
Et là, c'est toujours et encore intellectualiser à l'infini d'une caresse...
Mais le nouveau-né n'imagine rien, il se vit intensément...
Le point de rencontre entre la vie et soi consiste en ce souffle-là que me restituent mes petits enfants par vos bons soins d'homme en quête...
Marie-Christine TOUCHEMOULIN

10 mai, 2009 20:35  
Anonymous Anonyme said...

OUI
On peut être vieillard et révolté...
A condition d'avoir habité la vie sans alternative à la frontalité de la vérité tout au long du chemin en instance... la sienne postée à proximité de celle des autres pour parvenir à loger une once d'amour en soi au plus proche des... ??? partenaires en existence, celle du monde alentour...
OUI, vivre sans accorder d'alternative à la frontalité d'une caresse aimante...
59 ans ! Je ne suis plus qu'une viellarde révoltée qui ose encore parler d'amour... en vous écoutant vivre...
Marie-Christine Touchemoulin

10 mai, 2009 22:39  
Blogger katch said...

Un commentaire en vitesse (Moustache l'indescriptible est là, donc je passe peu de temps devant l'écran) pour dire, puisque l'on me l'a demandé, qu'il est possible de m'écrire à mon adresse électronique, plutôt que dans les commentaires, il suffit pour se faire de se rendre sur la page de mon profil et de cliquer sur "Email"; alors voilà.

Bien à vous, à "de suite" comme dit un Toulousain de mes amis

12 mai, 2009 09:41  

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