katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

vendredi, octobre 27, 2006

Je voltige entre de fines gouttes de silence, laissant à mes ailes le soin de déposer quelques fleurs sur ce champ de neige endormi.


Un monde enchanté, enchanteur, naît alors à la grâce de ces pétales de douceur.


Des heures passées avec pour seule compagnie ma plume, clé de rêves merveilleux, et du papier, décors maintes fois recommencés.


Pendant ce temps, qui ne se mesure pas, qui ne se termine jamais, le monde alentour court.


Trop.


Trop vite.


Visages marqués.


Corps fatigués.


Individus privilégiés qui s’oublient, pire, qui se refusent, qui s’effacent, inventant des problèmes qui ne sont que du vent.


Que de complaintes ridicules, misérables, quotidiennement ressassées.


La jalousie et l’ambition comme maîtres mots.


Tout, sous nos yeux, pour faire chanter nos existences, mais la peur, mais la rancune.


Tristes pays qui se cherchent entre paradis perdu et avenir promis.

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1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

J’aimerais réagir sur cet art magnifique qu’est la poésie …et sur tous ceux qui s’épuisent en voulant exister autrement…

Quelle sensation extraordinaire de pouvoir bénéficier de temps pour être à l’écoute, étudier, intellectualiser et transcrire avec un talent certain, des poèmes qui relatent des émotions que chacun d’entre nous intègre de tout son être…

D’autres formes de libertés peuvent également apporter de la satisfaction et du bonheur. Celles que l’on ne décrit pas, que l’on ressent aux fonds des tripes. Des activités qui ne s’intellectualisent pas seulement. Qui amènent souvent à s’oublier, à se perdre, peut-être un peu, mais qui en aucun cas, suscitent de la jalousie ou de la rancune, au contraire, par besoin d’être multipliées, ces activités nécessitent de l’énergie et beaucoup de temps.

Envie de partager, d’offrir du rêve, donner de l’attention, distribuer des sourires. Certes, cette façon de fonctionner peut paraître décousue, hors norme dans le monde littéraire, qui lui est plutôt réfléchi, structuré et synthétisé.

Mais voilà, nous ne bénéficions pas tous des mêmes outils pour transmettre ce qui sommeille en nous. J’aurais voulu jongler avec les plus beaux mots pour interpréter la plus belle histoire du monde afin d’apaiser toutes les âmes errantes. Mais c’est par le mouvement et inspiré par la musique que je transporte mes émotions et que j’offre, à ceux qui le demandent, juste un peu d’attention.

03 novembre, 2006 16:50  

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