katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

mercredi, janvier 10, 2007

Une allée de graviers

Un «regalo », un souvenir.

Il entend cela puis il n’est plus là pendant quelques minutes.

Une allée de graviers, illuminée de miroitements violets, ciel de pierre étoilé de pétales.

Quelques unes de ces fleurs avaient été plantées par mégarde, chute d’une poignée de graines qui avait choisi sa destinée : colorer ce morceau de sol caillouteux.

Les pensées s’accrochent à la terre de cette manière, avait à l’époque murmuré sa grand-mère, en se multipliant dès qu’elles se sont immiscées sous nos pas, tissant des racines qui n’en sont pas tant elles sont nombreuses et petites.

Un « regalo », il la regardait jongler avec les mots de cette langue qui lui était étrangère.

Un « regalo », un souvenir.

Le mariage de ce terme avec l’idée de délice le remplissait de joie, bref instant d’illumination enfantine où tant d’images aimées occupaient le devant de la scène de ces yeux fatigués, vidés par les brûlures du monde.

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1 Comments:

Anonymous Anonyme said...

5h40...t as du retard Ian...! je sais pas quoi mettre d autre, faut que j aille relire ton texte pour tenter de le comprendre... ai fini OUest! (deja lundi soir...)

r

10 janvier, 2007 09:55  

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