katchdabratch

S'engouffrer dans le sillon de mots indociles; y façonner des points d'appui, pour soi et quelques autres. Pétrir les silences qui sont une partie du terreau où s'ensemence ce qui nous dispose dans le jour. Les inviter à s'ébrouer. Apparaît alors parfois une ouverture, elle offre au souffle un fragment de miracle: ne plus craindre la douceur.

vendredi, novembre 07, 2008

fard de tristesse

C’était le clocher, son appel lointain, qui m’avait déposé en ce lieu. Je tentais de lire entre les lignes du banc et du sentier, je posais ma main sur le tronc centenaire. Je guettais le murmure de ce tableau où les braises de l’automne, bientôt essoufflées, étreignaient le bleu qui prenait ses aises, encouragé par le ciel.



C’est alors que je les ai vus, ces deux petits hommes, tout d’orange vêtus, qui s’embrouillaient dans un amas de feuilles ; un parfum de lassitude leur avait attaché au corps un air fatigué qui semblait tirer leurs épaules vers le sol.



J’aurais voulu leur débarbouiller le visage, les débarrasser de ce fard de tristesse.



Une symphonie de soupirs équilibrait leur posture hésitante.







Elle aménage mon regard cette scène qui figurait une lutte silencieuse, sans victoire, sans défaite, avec à la clef, étourdissante, la fraîcheur brûlante d’un sursis.

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7 Comments:

Anonymous Anonyme said...

Je ne sais où écrire que cette musique de Anouar Brahim est envoûtante, magnifique pleine de mélancolie. Pourriez-vous nous parler un peu de lui et de sa musique ?
Merci
christiane

09 novembre, 2008 14:41  
Blogger katch said...

Sur lui, je ne sais que peu de choses, mais, lorsqu'il caresse son oud, je suis également durablement enchanté.

Raison pour quoi je suis heureux que ce voyage de Sahar accueille les curieux se hasardant dans mon petit jardin de mots.

La musique a une telle place dans mon existence que je ne saurais la séparer de la lecture et de l'écriture, autres brindilles nourrissant mon tapis volant.

09 novembre, 2008 15:55  
Anonymous Anonyme said...

Je crois même qu'elle est source des mots.
christiane

09 novembre, 2008 17:54  
Blogger Nadia said...

oh oui sa musique est envoutante,imprégée de douceur...je ferme les yeux et m'envole vers de magnifiques horizons lointains et mon coeur chante
nadia

11 novembre, 2008 20:46  
Anonymous olfa said...

Anouar Brahem
Anouar Brahem naît le 20 octobre 1957 à Halfaouine dans la Médina de Tunis. Encouragé par son père, artisan-graveur et imprimeur, mais aussi amateur de musique, Brahem commence, à l'âge de 10 ans, son initiation à la musique, et au Oud, au Conservatoire National de Musique de Tunis, notamment avec le maître Ali Sriti. Dès l'âge de 15 ans, il se fait remarquer et est appelé à jouer dans divers orchestres. A l'âge de 18 ans il décide de se consacrer à la musique et retourne alors vers Ali Sriti. Celui-ci le reçoit quotidiennement chez lui pendant quatre années consécutives et continue à lui transmettre l'art du "Maqam", le système compliqué des modes de la musique savante arabe et du "Taqsim", par le biais du rapport maître à disciple, cher à la tradition.....
j'aime beaucoup 'Anouar Braham',sa musique éveille les sens ,son album 'Parfum de Gitane'dégage une étrangeté envoutante...;pour mieux le connaitre chere Chriatiane et Katch:tapez 'Anouar Braham'et vous trouverez un premier site très riche:(l'extrait en dessus)'Anouar Braham joueur de oud et compositeur'sa vie,sa discography.....le musicien vaut largement le détour.

19 novembre, 2008 16:02  
Anonymous Anonyme said...

Cet espace est très envoûtant et j'y retrouve des prénoms que j'aime. Je ne suis pas sûr qu'Angèle (j'ai vu son nom dans la colonne de gauche) le connaisse. Je vais lui montrer le chemin. J'ai déjà mis un lien, comme un caillou du Petit Poucet. Je me suis permis d'emprunter Con toda palabra...
Yves

01 décembre, 2008 01:21  
Blogger katch said...

Soyez en remercié, cher Yves, je serais assurément très heureux de savoir qu'Angèle vient parfois risquer un regard par ici.

Et empruntez, empruntez les musique qui parviennent à vous envoûter, elles feront luire vos cailloux de Petit Poucet, j'en suis certain.

Bien à vous.

01 décembre, 2008 08:20  

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